La ligne Maginot à Grostenquin 

 Grostenquin se trouve dans la ligne Maginot, plus précisément dans la ligne CEZF (Commission d'Etudes des Zones Fortifiées) qui était une ligne de blockhaus de même genre que les casemates CORF (Commission d'organisation des régions fortifiées), mais construit "au rabais" avec pour conséquence un armement moins puissant. Cependant sa construction ne fût commencée qu'au début des hostilités en 1939, et la majeure partie des casemates n'était pas terminée au lancement de l'offensive allemande. Elle avait pour but de former l'ossature d'une deuxième position de défense en arrière de la LPR (La Ligne Principale de Résistance), en donnant ainsi de la profondeur au dispositif. La ligne CEZF s'étend dans la zone dite de "la trouée de la Sarre", de Faulquemont jusqu'à Sarralbe.

     

  

 

La ligne CEZF du Secteur Fortifié de la Sarre - 2ème Position.
  • Casemates du type STG double avec une cloche du type C
  • Casemates C1 à C22
  • Casemates construites sans cloches : C1, C2, C3, C7, C8, C9, C11, C16
  • Casemates construites avec cloches : C10, C12, C13, C18
  • Casemates non construites : C4, C5, C6, C14, C15, C17, C19, C21
 

  

 

 

Casemate C08 (Grostenquin)

Casemate S.T.G. double
2 mitrailleuses Hotchkiss
2 canons antichars
1 emplacement cloche GFM type C

 

 

Casemate C09 (Grostenquin)

Casemate S.T.G. double
2 mitrailleuses Hotchkiss
2 canons antichars
1 emplacement cloche GFM type C

 

 

Casemate C10 (Grostenquin)

Casemate S.T.G. double
2 mitrailleuses Hotchkiss
2 canons antichars
1 cloche GFM type C

 

 

 

Les cloches type C

Les cloches type C sont en fait des cloches GFM très simplifiées, avec un créneau plus petit et uniquement destinées à l'observation. Ces cloches devaient équiper les casemates de la ligne CEZF, toutefois comme celle-ci ne fût jamais terminée, toutes les cloches n'ont pu être installées.

 

 

La mitrailleuse de 8 mm Hotchkiss

 

La STG prévoit dès le départ d'équiper ses casemates par la mitrailleuse Hotchkiss de 8mm Mdle 1914 disponible en grande quantité

 

 Historique de la ligne Maginot :“ON NE PASSE PAS!”

 

La Ligne Maginot est une ligne de fortifications et de défense construite par la France le long de ses frontières avec l'Allemagne et l'Italie, durant l'entre-deux-guerres.
Ces nouvelles fortifications ont ainsi de nombreuses fonctions en cas de guerre :

-      Economiser les troupes et compenser les classes creuses causées par la Première Guerre mondiale.

-      Empêcher une attaque surprise venant de l'Allemagne et permettre la mobilisation à l'abri de l'armée française.

-      Protéger les bassins industriels et les mines d'Alsace et de Lorraine.

-      Servir de base à une éventuelle contre-attaque.

-      Dissuader l'ennemi d'une attaque surprise pour pousser les Allemands à passer par la Belgique, par la Suisse ou encore par la trouée de la Sarre : en effet, contrairement à une idée trop largement répandue, personne n'a été surpris par le fait que les Allemands cherchent à contourner la Ligne Maginot en 1940 en passant par la Belgique, car tous les généraux français avaient vécu la Première Guerre mondiale et savaient que les Allemands étaient déjà passés par la Belgique en 1914 à cause des fortifications françaises. Et ainsi obliger le Royaume-Uni garante de la Belgique, à se battre contre l'Allemagne aux côtés de la France.
 
Les premiers projets de la Ligne Maginot vont voir le jour peu après la fin de la Première Guerre mondiale, avec la création de la Commission de Défense des Frontières (CDF) en 1922. C'est elle, sous l'égide du maréchal Pétain, qui va établir les premiers plans. Cet organisme est dissout en 1927 pour laisser la place à la Commission d'Organisation des Régions Fortifiées (CORF), organisme qui sera le véritable artisan de la Ligne Maginot.
Les travaux commencent en 1928, non pas face à l'Allemagne mais face à l'Italie, car le fascisme italien est à l'époque plus menaçant que la République de Weimar allemande. De nombreux chantiers sont ouverts au cours de l'année 1929 dans les Alpes mais aussi dans le Nord-Est. Les crédits alloués à la construction des fortifications sont votés par le Sénat le 14 janvier 1930 (avec 90 % des voix). À la tribune se tient André Maginot, ministre de la Guerre, ancien combattant grièvement blessé en 1914, l'un des plus fervents défenseurs de la fortification des frontières. C'est ainsi que, dans la mémoire collective, la ligne fortifiée reste associée au nom de cet homme.
Les premiers crédits s'élèvent à 2,9 milliards de francs de l'époque (soit 1,7 milliard d'euros). Au total, la Ligne Maginot coûtera plus de 5 milliards de francs, ce qui ne représente pas une dépense particulièrement importante dans un budget de l'État, surtout que, du fait de la crise économique et de l'inflation constante, les dépenses seront compressées au maximum, ce qui se ressentira sur la qualité des réalisations.

La construction s’active jusqu'en 1933, date à laquelle le gros-œuvre des principaux ouvrages est terminé. En 1934, une nouvelle série de chantiers s'ouvre dans le Nord-Est dans la Sarre française et autour de Montmédy face à la Belgique. En 1935, (après l'arrivée au pouvoir d'Hitler et les revendications de Mussolini), des crédits supplémentaires sont alloués pour tenter de couvrir toute la frontière, mais ces constructions dites « des nouveaux fronts » n’auront ni la valeur, ni l'efficacité des premiers ouvrages. La CORF est dissoute et ses compétences sont transmises aux commandants d'armée locaux. En 1936, on peut considérer que la Ligne Maginot est terminée. Dans les années qui suivent, les Services Techniques du Génie (STG) et la Main d’Œuvre Militaire (MOM) construisent des milliers de blockhaus tout le long de la frontière, au-delà même des « anciens fronts » bâtis par la CORF ; cette campagne de construction se poursuivra jusqu'en 1940 et témoigne d'un changement de doctrine dans l'utilisation de la Ligne Maginot, puisque, conçue à l'origine comme uniquement un moyen d'arrêter une offensive brutale de faible envergure, elle est à présent considérée comme une muraille de béton infranchissable capable de retenir des armées entières, ce qui n’était pas son but originel.

  




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