LE KLAUSENBERG

 

 

  

Environnement :

La colline de Bertring est dénommée en 1773 « Clausenberg » dans une visite canonique ; « Clausenbergh » dans les Pouillés ; « Klosenberg » dans le Reichsland et « Klausenberg » dans les cartes d’état-major.
C’est un lieu de promenade, de recueil et de prières qui offre aujourd’hui à la vue quelques fondations de l’ermitage situé plein nord sur la butte derrière la chapelle actuelle construite après-guerre, une croix, une grotte. Cette colline d’une hauteur de 307 mètres d’altitude offre également un panorama d’environ 40 localités.
Origine :
La colline du Klausenberg servait de poste d’observation au camp romain situé à Grostenquin, avec la possibilité de surveiller la route romaine longeant la colline de Bistroff dit : Pattenberg.
A proximité se trouvait probablement un site romain au lieu dit « Kehl » et « Klein-Wirming ». Ces 2 points sont dans le champ d’observation du Klausenberg. Y furent découverts des restes de tuiles romaines, de la monnaie romaine, des glaives et squelettes lors des différentes restaurations.
 
 

 

La croix votive
 

La croix d’épidémie érigée en 1779 a été reconstruite en 1981 par les membres de l’association des AMIS DU KLAUSENBERG. A cet effet, quelques pièces de l’ancienne croix ont été utilisées.

Sur la croix, figure cette inscription :

 

1779 
D.O.M
DISES CREUDZ IST
ZU EHREN GOTES
AUFGERICHT WO
RTEN. NICOLASCHM
ISZT ANNAGATRINA
KLEIN EHLEUT
 

 

La grotte du Klausenberg

 
La réplique de la grotte de Lourdes a été construite par les jeunes de la J.A.C (Jeunesse Agricole Catholique) de Bertring-Grostenquin en 1949.

 

 

 

LA CHAPELLE SAINT BLAISE

Construction en 1450 à la suite d’une épidémie de peste. Certains historiens soupçonnent un lieu de culte païen du poste militaire romain et qui aurait été christianisé au VI è siècle sous le vocable de Saint Blaise. Encore au XVII è siècle, il est question d’une «  capella sancti Blasii et Stephani… ».
Bénédictions des pains et des fidèles lors du pèlerinage très fréquenté du 3 février.
Adage : « Devant Saint Blaise, tout mal s’apaise. » Saint Blaise est invoqué pour les maux de gorge.
Historique et Evénements:
En 1633, nomination d’un ermite par l’évêché.
Ensuite il y eu la guerre de 30 ans avec la dévastation de toute la région par les « Suédois »… vers 1636 (date de la destruction de la ferme de Béning et du pillage du Château de Hingsange) et la chapelle fut détruite.
Reconstruction en 1680 et réoccupation de l’ermitage jusqu’en 1774 environ, lors de l’interdiction des ermites par suite d’abus.
Le sanctuaire restauré est béni en 1737 et la cloche en 1740.
Pillage pendant la Révolution de 1789 où elle servit malgré tout au culte clandestin.
En 1799, restauration de l’ermitage et achat d’une cloche par les habitants de Bertring.
Pendant la Révolution, par suite de la vente des biens de la noblesse et de l’Eglise, le Klausenberg et l’ermitage furent acquis par Monsieur Jean Nicolas Christophe THIEBAUT (THIEBAULT) d’Insming.
Rénovation vers 1803 (pierre découverte au r.ch.)
Après la libération des cultes, nouvelle occupation par des ermites jusqu’au 31 août 1842 :
-          Le  Père Louis FRITZ décédé le 04.10.1842 à l’âge de 78 ans ; originaire de Sarreguemines, il enseignait dans les familles de Bertring qui lui offraient de la nourriture.
-          Le Frère Mousslard , auteur d’un cahier manuscrit signé et daté de 1826
Au cours des années 1840, M. THIEBAUT aménagea un chemin d’accès et après le décès du dernier ermite, il procéda à la construction d’un logement confortable comprenant 5 pièces, sacristie, cave et grenier. Hélas, cet ermitage confortable ne fut plus jamais habité.
Le 22-12-1872, M. THIEBAUT fit donation à la commune de Bertring de l’ermitage et d’environ 3 ha de terre au Klausenberg. Ce legs fut confirmé par sa fille Madame ABADY.
En 1880, des travaux de consolidation entrepris par l’entreprise MATZ Nicolas de Bertring permirent la construction de 6 contreforts et l’adjonction d’un hall.

La commune procéda à une restauration en 1933-1935 grâce à l’entreprise de gros-œuvre M BOUR Michel de Vallerange et au promoteur M. JACQUES, percepteur à Grostenquin. Les logements furent supprimés et la chapelle fut agrandie.  

 

 

Chapelle Saint Blaise dans les années 1930

 

 

Chapelle Saint Blaise à l'intérieurdans les années 1930

La guerre de 1939-1945 fut fatale à notre chapelle :
-          Juin 1940 : graves dommages lors de la débâcle
-          1941 : aggravation à cause du déminage allemand
-          1943 : reconstruction allemande
-          Novembre 1944 : ruine totale lors des combats pour la libération
-          1945-1946 : aggravation par le déminage français
 

 

 

Le bâtiment actuel fut construit en 1963, en contrebas de l’ancien ermitage dont il ne reste plus que quelques traces des fondations. Les peintures intérieures et extérieures ont été exécutées en 1999 par des bénévoles de l’association des AMIS du KLAUSENBERG, association chargée de l’entretien du site et de l’organisation des manifestations qui s’y déroulent. Quant à la façade nord, celle-ci a été modifiée par l’entreprise WEILER de Morhange en 1998.

 

  

 

Chapelle Saint Blaise de nos jours

 

Chapelle Saint Blaise à l'intérieur de nos jours

  




Créé avec Créer un site
Créer un site